Pour rester en haut du jet d'eau de la modernité toulousaine, le L ne ménage pas ses efforts. Grand ouvert l'été avec sa terrasse sur la petite place de la Bourse, il s'isole l'hiver, rideaux tirés, façade opaque. Derrière la porte brune lourde comme celle d'une salle des coffres, parquet foncé, tons taupe et marron, ambiance lounge, la cuisine cherche un peu d'exclu mais doit se résoudre au compromis pour rester dans une zone de prix concurrentiels. Le chef argumente la différence par les présentations et les commentaires promo dans une carte partagée en "fingtaps de sel" et "fingtaps sucrés". Ces efforts de démarcation un peu laborieux ne gênent pas une réalisation relativement convaincante (même si les "ravioles de veau", en fait des samossas, deux fois trop salées, ont failli occulter la très bonne volaille accompagnée simplement), l'image finale étant celle d'une table un peu moins à hauteur de ses premières ambitions. Cave assez intéressante sur le Grand Sud.