Les vins de l’AOC Bellet sont produits sur des terrasses qui surplombent la rive gauche du Var, à l’ouest de la ville de Nice. L’appellation est composée de 48 hectares, sur lesquels les vignerons produisent des vins rouges, blancs et rosés. Les rendements maximum s’élèvent à 48 hectolitres à l’hectare.
Des vins rouges, blancs et rosés
Les vins rouges et rosés sont réalisés à partir de braquet, de folle, de cinsault et de grenache. Au début de la vinification, les vins rouges sont caractérisés par des arômes fruités où dominent la prune et l’abricot. Leur caractère tannique s’atténue après l’élevage (obligatoire durant un an au minimum), le nez évolue vers un bouquet de cerise.
Les rosés, dits « de saignée » sont très originaux. Surtout quand le braquet est dominant, on y distingue des arômes de genêt et de bois de rose.
Les vins blancs, à la couleur légère et au bouquet floral soutenu (tilleul et fleur de vigne), sont produits grâce à plusieurs cépages : rolle, roussane, spagnol ou mayorquin, mais aussi clairette, bourboulenc, chardonnay, pignerol et muscat à petit grain (40% maximum).
48 hectares de terrasses
Le sol des terrasses est constitué de poudingues et de galets roulés formés de grès. Le ciment est généralement sableux, peu résistant. La dominante des grès donne des sols composés de 80 % à 90% de sables grossiers ou fins.
Aux alentours de Nice, les pluies sont faibles et l’ensoleillement fort. La présence de la vallée du Var permet la circulation des vents : le vignoble est donc soumis, la nuit, à la brise marine. Ce climat spécifique induit des vendanges tardives qui donnent aux vins de Bellet un caractère plus septentrional que méridional.
Une appellation baptisée Bacchus
Sous la révolution, le hameau de Saint-Roman de Bellet, qui se trouve aujourd’hui au cœur de l’appellation, fut baptisé «Bacchus», témoignant de la vocation viticole de cette région. Le phylloxera et les deux guerres mondiales entrainèrent une chute spectaculaire des superficies en vigne et les producteurs se tournèrent vers la culture de l’œillet de Nice, plus lucrative. La production se maintiendra surtout grâce aux efforts des négociants en vins qui reconstitueront le vignoble à partir de 1946.
Source: INAO.